Add poems from WritingFree and merge repos

Merged WritingFree repository content into this repository.
- Added poems directory with 4 poems from WritingFree
- Added SETUP-GITEA.md documentation

🤖 Generated with [Claude Code](https://claude.com/claude-code)

Co-Authored-By: Claude Sonnet 4.5 <noreply@anthropic.com>
This commit is contained in:
StillHammer 2025-12-17 13:44:39 +08:00
parent 4209ee6bbc
commit 693aa19c87
5 changed files with 139 additions and 0 deletions

43
SETUP-GITEA.md Normal file
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@ -0,0 +1,43 @@
# Instructions pour finaliser la configuration Gitea
Le repository local est prêt mais doit être créé sur Gitea.
## Étapes à suivre
### 1. Créer le repository sur Gitea
Allez sur **https://git.etheryale.com** et créez un nouveau repository :
- **Nom:** WrittingFantasy
- **Description:** Projet d'écriture fantasy
- **Visibilité:** Privé (recommandé) ou Public
- **NE PAS** cocher "Initialize repository" (déjà fait localement)
### 2. Pusher le commit initial
Une fois le repo créé sur Gitea :
```bash
cd /mnt/c/Users/alexi/Documents/projects/WrittingFantasy
git push -u origin main
```
### 3. Vérifier
Le repository devrait maintenant être synchronisé avec Gitea.
### 4. Supprimer ce fichier
Une fois le setup terminé, vous pouvez supprimer ce fichier :
```bash
git rm SETUP-GITEA.md
git commit -m "Remove setup instructions"
git push
```
## Informations techniques
- **Remote origin:** git@git.etheryale.com:StillHammer/WrittingFantasy.git
- **Branch:** main
- **Premier commit:** 4209ee6

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poems/aube_nouvelle.txt Normal file
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@ -0,0 +1,21 @@
L'Orée des jours
J'ai quitté la chrysalide où pourrissait l'ancien nous,
laissé ma mue sécher aux ronces de novembre.
La soie qui nous liait s'effiloche — et c'est doux,
car on ne brûle bien qu'en dispersant ses cendres.
L'étiage de nos jours avait tari la source,
mais sous le limon noir dormaient des eaux nouvelles.
Je creuse dans l'absence et j'y trouve uneourse :
le vide n'est qu'un puits qui attend ses margelles.
Regarde : à la lisière où finit ce qui fut,
l'aurore pose ses doigts de vermeil sur les branches.
Je suis le papillon qui ne sait plus son but,
mais qui porte en ses ailes la promesse des dimanches.
Demain est une barque échouée sur la grève,
il suffit d'une vague pour la rendre à la mer.
Je hisse ce qui reste et j'en fais une trêve —
le ressac emportera ce que j'ai de trop amer.

36
poems/metamorphose.txt Normal file
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@ -0,0 +1,36 @@
Taille et Ressac
Au commencement il y eut la lumière oblique,
deux regards qui se trouvent sur un rivage calme.
J'aurais voulu pour elle devenir la relique,
le solitaire au doigt, l'ancre au creux de sa paume.
J'étais heureux d'attendre que la marée décide,
de me laisser polir par le sel et les heures.
Qu'elle prenne son temps, que l'écume me guide,
qu'elle fasse de mes angles un serment sans demeure.
Mais elle taillait la tuffe, habituée au sable,
aux grains qui cèdent sous la vague et le courant.
Elle croyait qu'un diamant pouvait être aimable,
que l'amour s'use et s'arrondit comme un galet blanc.
Chaque éclat de voix fut un ressac de trop,
chaque silence un fond marin où l'on s'égare.
Elle voulait la bague, elle eut les abysses —
on ne force pas la brillance sous l'eau qui s'effare.
J'aurais pu être l'anneau de toutes ses traversées,
le phare à son doigt quand la nuit prend la barre.
Mais on n'offre pas ses facettes aux marées,
et le diamant se garde quand les vagues sont barbares.
Aujourd'hui mes éclats dorment sous le varech,
loin des doigts impatients, loin des tempêtes tièdes.
Un jour quelqu'un plongera qui connaît l'eau fraîche,
qui sait que la beauté se mérite — et qu'on ne cède.
Et ce jour-là peut-être, je remonterai bague,
portée par une main qui sait lire les fonds.
Mais pour l'heure je brille, seul, sous les vagues —
précieux même en miettes, même là où je me romps.

18
poems/new_dawn.txt Normal file
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The Light to Come
What we have lost still lives in what we build,
and every empty hand waits to be filled.
The sun does not remember yesterday —
it rises anyway, it rises anyway.
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Explication :
Ce poème parle de l'espoir comme force silencieuse et obstinée.
Le premier vers dit que nos pertes ne disparaissent pas — elles se transforment. Ce qu'on a perdu nourrit ce qu'on construit ensuite. Le deuil devient fondation.
Le deuxième vers inverse l'image du vide. Une main vide n'est pas un manque, c'est une attente. Elle est prête à recevoir.
Les deux derniers vers portent l'idée centrale : le soleil ne sait rien d'hier. Il n'a pas de mémoire, pas de rancune, pas de fatigue. Il se lève quand même. La répétition insiste — ce n'est pas un miracle, c'est un fait. L'avenir arrive, indifférent au passé. Et c'est précisément cette indifférence qui libère.

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@ -0,0 +1,21 @@
The Dragon Sleeps
The river wore our sorrow like a crown,
each spring it rose and drank our children down.
We knelt before its muddy, ancient throne —
a dragon fed on flesh and blood and bone.
Then we, the small, the fragile, dared to dream:
to catch the monster's throat and hold its scream.
We carved a wound of concrete in the gorge,
and in that wound, a new world we would forge.
The dragon choked. It writhed. It learned to bow.
Its fury spins in turbines, silent now.
Where once it swallowed light, it gives it back —
gold bleeding through the villages once black.
We tamed the god that ruled us for so long.
Its heartbeat hums beneath us like a song.
And children read by lamps where mothers wept,
for we have woken now — the dragon sleeps.